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Un PCA rangé dans un classeur ne protège personne. La vraie question, c’est ce qui se passe quand le dossier patient tombe et que les équipes doivent basculer en mode dégradé sans avoir jamais répété le geste. On vous propose un exercice de crise terrain qui met votre Plan de Continuité et de Reprise d’Activité (PCRA) à l’épreuve, avec les équipes qui l’appliqueraient vraiment un jour de crise.
Un premier entraînement peut prendre la forme d’un exercice sur table, autour d’une simulation écrite, avant de passer à une mise en situation plus complète. Dans les deux cas, l’objectif reste le même : identifier les points faibles pendant qu’il est encore temps de les corriger, pas le jour où la situation devient réelle.
On y teste la mise en œuvre concrète du PCA, service par service. Pour la prise de décision globale et la coordination de l’établissement face à une cyberattaque, notre page exercice de crise cyber est faite pour ça.
NOTRE EXPERTISE
VOS BÉNÉFICES
Ce point mérite d’être clair avant toute chose. Selon la FAQ officielle de l’Agence du numérique en santé, un exercice de terrain du PCA ne peut pas remplir l’obligation annuelle d’exercice de crise cyber : les deux exercices testent des choses différentes, l’un la mise en pratique des processus de continuité au niveau des services, l’autre la décision et la coordination générale de l’établissement. L’ANS précise en revanche qu’il est possible de réaliser les deux exercices dans la même session. C’est une option qu’on propose aux établissements qui veulent mutualiser la mobilisation de leurs équipes.
L’exercice mobilise la direction générale, la direction des soins, la DSI et le RSSI, la cellule qualité et gestion des risques, les pôles médicaux concernés, les services administratifs, les agents de l’établissement, la communication, et si besoin vos entreprises partenaires ou prestataires. Chacun doit vérifier qu’il connaît son rôle et qu’il peut l’exercer sans consulter le document à chaque étape. Certains scénarios incluent aussi une sollicitation de la presse, pour tester la manière dont l’établissement gère sa communication de crise en parallèle du volet opérationnel.
Le Domaine 2 du programme CaRE, lancé par l’arrêté du 3 juillet 2025 et doté de 45 millions d’euros au niveau national, porte sur la stratégie de continuité et de reprise d’activité des établissements sanitaires publics et privés (un volet dédié au médico-social a suivi fin 2025). Il ne se contente pas de demander un PCA écrit : il attend une organisation formalisée pour la mise en œuvre du Plan de Continuité et de Reprise d’Activité, et sa tenue à jour dans le temps.
Le PCRA est un document distinct du Plan Blanc : le Plan Blanc mobilise les moyens de l’établissement face à un afflux de patients ou une situation sanitaire exceptionnelle, tandis que le PCRA répond à l’indisponibilité d’une ou plusieurs ressources critiques, y compris d’origine numérique. Les deux peuvent partager certaines procédures, mais l’un ne tient pas lieu de l’autre.
Un PCA jamais testé reste une hypothèse. Certaines ARS régionales et GRADeS mettent déjà à disposition un kit PCA/PRA et un accompagnement régional via les centres régionaux de ressources cyber. Notre exercice terrain vient compléter cette base en la testant réellement, avec vos équipes, sur un scénario propre à votre établissement, dans une logique de résilience et de culture du risque plutôt que de simple conformité.
Un exercice terrain prend des formes très différentes selon ce qu’on veut vérifier. Dans un établissement, ça peut être le basculement du bloc opératoire en mode dégradé quand les écrans de suivi patient tombent en même temps que le réseau. Ça peut être la bascule vers la prescription papier dans un service de soins critiques pendant que la pharmacie continue de délivrer les traitements sans accès informatique. Ça peut aussi être un test de restauration des sauvegardes en pleine nuit, pour voir combien de temps il faut réellement pour relancer un service critique, plutôt que le temps théorique écrit dans le PCA.
On distingue en général deux grands types d’exercices. L’exercice sur table réunit les équipes autour d’un scénario écrit, sans mobiliser de moyens physiques : c’est la bonne porte d’entrée pour un établissement qui n’a jamais testé son PCA. L’exercice terrain complet va plus loin, il active réellement les procédures dégradées, avec des injects en direct et des services qui basculent pour de vrai le temps de l’exercice. Certains établissements choisissent aussi de le faire à l’improviste plutôt qu’annoncé, pour observer la réaction spontanée des équipes plutôt qu’une version répétée à l’avance.
L’exercice de crise cyber teste la décision et la coordination générale de l’établissement face à une cyberattaque. L’exercice terrain va plus loin : il vérifie, service par service, que votre PCA fonctionne vraiment quand il faut l’appliquer. Selon l’ANS, l’un ne remplace pas l’autre, mais les deux peuvent être menés dans la même session.
Oui. L’exercice teste la mise en œuvre d’un plan existant. Si vous n’en avez pas encore, on peut vous orienter vers un accompagnement à sa construction avant de passer à la phase terrain.
Le Plan Blanc mobilise les moyens de l’établissement en cas d’afflux de patients ou de situation sanitaire exceptionnelle. Le PCRA répond à l’indisponibilité d’une ressource critique, y compris d’origine numérique. Les deux documents peuvent partager des procédures, mais l’un ne remplace pas l’autre.
La direction générale, la direction des soins, la DSI, le RSSI, la cellule qualité et gestion des risques, et les pôles médicaux concernés par le scénario. Les prestataires critiques peuvent aussi être associés selon le périmètre testé.