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Au vu des chiffres, on pourrait imaginer que le constat est positif, mais en réalité les attaquants sont de plus en plus habiles, cherchant à obtenir des accès discrets et pérennes au sein des réseaux de leurs victimes que sont notamment les infrastructures fragiles comme les milieux hospitaliers, administratifs et scolaires.
Globalement, on peut établir que les structures les mieux protégées et ayant mis la sécurité au centre de leur Système d'Information en 2022 ont pu déjouer un grand nombre d'attaques. Cependant, même si le rançongiciel n'est plus "à la mode", d'autres types d'attaques prennent le relai telles que l'Arnaque au Président
(1)
, la défiguration des sites
(2)
, l'exploitation des vulnérabilités
(3)
ou encore le phishing
(4)
.
(1) L'Arnaque au Président consiste pour des escrocs à convaincre le collaborateur d'une entreprise d'effectuer en urgence un virement important à un tiers pour obéir à un prétendu ordre du dirigeant, sous prétexte d'une dette à régler, de provision de contrat ou autre.
(2) La défiguration d'un site consiste en l'altération par un pirate de l'apparence d'un site Internet, qui peut devenir uniformément noir, blanc ou comporter des messages, des images, des logos ou des vidéos sans rapport avec l'objet initial du site, voire une courte mention comme « owned » ou « hacked ».
(3) Pour qu'une vulnérabilité soit intéressante à exploiter, elle doit répondre aux critères suivants : toucher un grand nombre de cibles ; être simple à exploiter ; avoir un but lucratif direct (ransomware) ou indirect (vol de données à des fins de revente ou de chantage)
(4) L'hameçonnage ou phishing est une forme d'escroquerie sur internet. Le fraudeur se fait passer pour un organisme connu (banque, service des impôts, CAF, etc.), en utilisant le logo et le nom de cet organisme.
Les principales souches de rançongiciels utilisées dans les incidents et portées à la connaissance de l’ANSSI sont LockBit, Hive et BlackCat.